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Municipalité

Histoire et patrimoine

Le nom de Sainte-Croix remonterait à 1637. Cette année-là, la seigneurie de Sainte-Croix a été concédée à la Compagnie des Cent-Associés au lieu-dit Platon Sainte-Croix et réservée pour les religieuses qui viendraient s’établir à Québec pour l’éducation des filles. Elle fut attribuée aux Ursulines de Marie de l’Incarnation qui arrivèrent à Québec en 1639. Le père Jérôme Lalemant prit possession de la concession en leur nom le 14 septembre 1647, jour de l’Exaltation de la Sainte-Croix¹.

Le nom de Sainte-Croix figurait déjà dans le récit de Champlain en 1603 et sur une carte de 1611, mais s’appliquait probablement à Pointe Platon qui était alors un important repère pour la navigation. En 1613, Champlain explique que Sainte-Croix avait été désigné par erreur, car on croyait que Jacques Cartier avait passé l’hiver 1535-1536 en ce lieu.

¹Le dimanche 14 septembre 335, l’évêque de Jérusalem montre, pour la première fois à la foule, le bois sacré de la Croix et l’empereur Constantin décrète la célébration annuelle de l’exaltation, le 14 septembre. Ultérieurement, le 14 septembre soulignera aussi la reconquête de la croix sur les Perses en 628.

L'établissement à Sainte-Croix

Les premières terres sont octroyées aux colons à partir de 1680. Ainsi, Louis Houde, résident de l’île d’Orléans, acquiert une terre de neuf arpents de front dans la seigneurie de Sainte-Croix le 13 février 1682.

L’établissement de Louis Houde à Sainte-Croix – Texte de Benoît Desrochers

Dès les débuts, la circulation des biens et des personnes se fait par le fleuve: marchands et pêcheurs s’installent au pied de la chute du Petit Saut où les Ursulines bâtissent un premier moulin à farine en 1754. Il restera en exploitation jusqu’en 1801, date à laquelle il sera remplacé par un autre, situé en haut de la côte.

Sainte-Croix connut une vie maritime active jusqu’en 1926, date à laquelle cesse le transport par le fleuve avec le pavage de la route devenue aujourd’hui la route Marie-Victorin (route 132).

Sainte-Croix fut d’abord desservie par des missionnaires de 1713 à 1719 avant d’être érigée en paroisse en 1721. Un premier bureau de poste ouvre en 1831. La municipalité de paroisse de Sainte-Croix voit le jour en 1855. En 1921, la municipalité du village, enclavée dans le territoire de la municipalité de paroisse, s’en détache. En 2001, les deux entités se regroupent pour constituer l’actuelle Municipalité de Sainte-Croix.

En 1846, Pierre-Gustave Joly, seigneur de Lotbinière achète des Ursulines une partie des terres de Pointe-Platon, à la limite de Lotbinière et de Sainte-Croix. En 1851, il y fait bâtir un manoir qui servira de résidence d’été à la famille.

Sources :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d’un dictionnaire illustré.
Patrimoine et histoire des seigneuries de Lotbinière de la Société patrimoine et histoire des seigneuries de Lotbinière (SPHSL).

Le Ste-Croix - Bateau du capitaine Lafleur

En 1880, « Le Sainte-Croix », piloté par son propriétaire, le capitaine Lafleur se rend deux fois par semaine à Québec et il en coûte 50 cents pour l’aller-retour.

Le bateau Sainte-Croix est un emblème du passé maritime de la Municipalité. Deux maquettes, œuvres d’amateurs passionnés, sont exposées au public : une dans l’église et l’autre à l’hôtel de ville.

La 4e de la paroisse

Église de Sainte-Croix

Berceau de la MRC de Lotbinière, Sainte-Croix possède un patrimoine bâti et culturel important. Son église est un élément phare. Sans colonnes ni piliers, l’église de Sainte-Croix a la prestance d’une cathédrale! Citée immeuble patrimonial en 2009 pour sa valeur architecturale et également pour sa valeur historique, elle impose toute sa splendeur en plein cœur du village de Sainte-Croix, chef-lieu de la MRC de Lotbinière. 

Elle fait partie des quatre églises du littoral et est incluse dans plusieurs circuits touristiques. Située sur la Route des Navigateurs, de nombreux voyageurs s’y arrêtent pour la visiter ou simplement l’admirer. Il y a peu de mots pour décrire la beauté que l’on observe et l’émotion que l’on ressent quand on s’arrête devant l’église pour un instant qui, sans qu’on s’en aperçoive, devient un moment.

Elle est la 4e de la paroisse à être bâtie et sa construction fut terminée en 1915. L’église peut accueillir jusqu’à 1200 fidèles. Ses architectes, Talbot et Dionne, ont aussi tracé les plans de l'église Saint-Roch à Québec. Elle contient plusieurs productions d'André Paquet, disciple de François Baillargé, récupérées de la 3e église.

Tourisme Lotbinière - L'église de Sainte-Croix   Paroisse Saint-Laurent - Rivières-du-Chêne 

Coordonnées

Fabrique de Sainte-Croix
6319, rue Principale
Sainte-Croix (Québec) G0S 2H0

Téléphone : 418 926-3222
Courriel : lafabriqueste-croix@globetrotter.net

Site Internet

Un passé religieux riche de quatre églises successives souligné par l’imposante église actuelle.

Une première chapelle est bâtie en 1694 sur une partie de la terre de Louis Houde, au bas de la côte à Mogène, à proximité du fleuve. Le site où fut construite la première chapelle de Sainte-Croix est aujourd’hui souligné par une croix érigée en 1933.

Ultérieurement, une deuxième église sera construite en 1732 au nord de la rue Principale, proche de l’endroit où se dresse aujourd’hui l’hôtel de ville. Les colons quittent le bord de l’eau pour s’installer en haut de la falaise où ils peuvent facilement agrandir leur domaine cultivable. Il devient alors plus pratique de construire une seconde église plus proche de leurs lieux d’activités. Cette église fut ouverte au culte le 28 août 1739.

Puis, une troisième sera édifiée en 1836 au sud de la rue principale, près de l’église actuelle.

L’église aux allures de cathédrale que l’on connaît aujourd’hui est donc la quatrième église de Sainte-Croix. Commencés en 1911, les travaux de construction se sont terminés en 1915. Mgr Paul-Émile Roy, archevêque auxiliaire de Québec à l'époque, présida sa bénédiction le 3 septembre 1915. 

Mise en lumière de l'église

Le 30 octobre 2023 a eu lieu la mise en lumière extérieure de l’église, un projet unique dans la région! Le mandat, octroyé à la firme d’experts Le Groupe Ombrages, chef de file dans les projets d’éclairage architectural, s'inscrit dans la volonté de préserver, transformer et valoriser cet endroit magnifique.

L’objectif est de mettre en valeur les caractéristiques architecturales patrimoniales de cette construction colossale. Ses majestueuses tours latérales coiffées d'un clocher surmonté d'un dôme, d'un lanternon et d'une croix, ses fenêtres et ses oculus n’en sont que quelques exemples. Ce concept d’éclairage de qualité supérieure fait ressortir la beauté et la richesse patrimoniale avec un rapport harmonieux entre la vision proche et les perspectives des proportions majestueuses de l’architecture par les différentes mises en lumière des éléments structurants de l’édifice. L’éclairage d’accentuation souligne la pierre blanche et le contour des tours. L’éclairage de voile permet d’apprécier plus amplement les proportions et la matérialité de l’édifice. Des touches de lumière mettent en valeur les modénatures de l’architecture, perceptibles lors d’une vue rapprochée de l’église.

Par la préservation et la valorisation de l’église, la Municipalité contribue à l’attractivité touristique de la région, gage de la pérennité des entreprises de Lotbinière et de son développement.

L'église est mise en lumière tous les soirs dès le coucher du soleil. L'éclairage est ensuite tamisé vers 23 h, et ce, jusqu'au lever du soleil. Vous remarquerez aussi que les couleurs des clochers varient à l’occasion selon les événements et fêtes durant l'année.

Ce projet de la Municipalité a été financé en grande partie par le Programme Fonds Régions et Ruralité, administré par la MRC de Lotbinière, et le fond accumulé par les bénévoles de l’Association culturelle et sportive de Sainte-Croix.

Une rareté au Québec!

La croix lumineuse

Les croix de chemin sont présentes dans tout le paysage de la MRC de Lotbinière. 

Derrière chaque croix de chemin se cache une intention :

  • La croix commémorative : elle rappelle aux gens le site d’un événement
  • La croix de fondation : elle souligne la prise de possession de l’homme sur sa nouvelle terre
  • La croix de dévotion publique : c’est la traditionnelle croix de chemin qui est un lieu de rassemblement
  • La croix votive : elle témoigne d’un vœu particulier, soit pour obtenir une faveur ou pour une faveur obtenue

À l'époque elles servaient aussi à indiquer le chemin. Chacune est tout à fait unique et son histoire propre l’est également. Ces croix sont pour la majorité de bois, mais parfois de métal ou de granit. Elles sont un symbole qui souligne la forte appartenance religieuse du peuple québécois à une certaine période.

Croix lumineuse de Sainte-Croix, une des rares croix de chemin illuminée en permanence au Québec.

Située au 6620, route Marie-Victorin (route 132), cette croix de fer fut construite autour des années 50 par M. Albert Demers, un artisan local, à partir d’acier provenant de la démolition du pont Pouliot, enjambant autrefois le ruisseau Barbin. Elle veille sur le Saint-Laurent à l’ouest du village. Elle surplombe le fleuve et donne un aspect grandiose à ce haut de falaise.

Découvrez les 5 croix de chemin de Sainte-Croix. Passer les voir permet de se reconnecter à la spiritualité traditionnelle de notre région ou simplement d’admirer l’imposante beauté de ces parties de notre patrimoine.

Site Internet Les croix de chemin au Québec

Sites patrimoniaux et lieux historiques

Le Domaine Joly-De Lotbinière

Le Domaine (terrains et bâtiments) a été classé site patrimonial en 1999 par le gouvernement du Québec et lieu historique national en 2003 par le gouvernement du Canada. Construit en 1851 par Pierre-Gustave Joly, le manoir a été nommé Maple House à cause de la dentelle de feuilles d’érable qui le décore. C’est un fleuron du mouvement pittoresque qui marie architecture et nature.

7015 route de Pointe-Platon

La maison Boisvert et sa grange

La maison Boisvert a été classée immeuble patrimonial par le gouvernement du Québec, en 1986. C’est une maison de ferme d’inspiration française avec des influences urbaines (larges cheminées et murs coupe-feu), construite en 1829.

169 rang Saint-Eustache

Le patrimoine bâti et culturel

Malgré la disparition de nombreuses maisons à travers les années, le patrimoine bâti de Sainte-Croix est encore aujourd’hui très diversifié et riche d’informations sur l’histoire de la Municipalité.

La maison Legendre

Jean-Baptiste Legendre a construit cette maison en 1793 en pièces sur pièces avec assemblage à coulisse et une charpente à croix Saint-André d’inspiration française. Sans doute la plus ancienne maison de Sainte-Croix.

5254 route Marie-Victorin

La maison de l’ancienne Fondation Rhéaume

Imposante maison québécoise ayant conservé tous ses corps de bâtiments.

6874 route Marie-Victorin

La maison Pouliot

Maison de style monumental anglais construite en 1817. C’est la seule maison de la Municipalité à posséder une lucarne pignon garnie d’un œil de bœuf.

6227 Rue Principale

La maison du capitaine Lafleur

Maison de style cubique datant de 1880, originellement à deux étages. Toiture à quatre versants à pente douce. Plusieurs éléments arts et métiers dans la galerie qui est fermée et composée de colonnes de bois plus larges à la base.

6120 Rue Principale

La maison de Guy Boisvert

Maison à toit mansardé à quatre versants, construite en 1820. Lucarnes à toit arrondi; garde-corps en fer forgé avec la rose d’Angleterre, le trèfle d’Irlande et le chardon d’Écosse.

6144 Rue Principale

L’ancien bureau de poste

Résidence à toit mansardé à 4 versants avec une tourelle centrale aujourd’hui remplacée par une lucarne. La maison se distingue par ses lambrequins en fuseau, les aisseliers, les consoles sous la ligne de toit, la verrière, la porte monumentale avec imposte et fenêtres latérales et les murs en bardeaux de cèdre ouvragés.

6248 Rue Principale

Le premier bureau d’enregistrement et de Conseil de comté de Lotbinière

Maison québécoise à nombreuses lucarnes, ouvertures symétriques et toit à deux versants galbés

6378/6380 Rue Principale

Développement de la MRC de Lotbinière

L’histoire de Lotbinière remonte aux 17e et 18e siècles où le territoire fut découpé en huit seigneuries. Le régime seigneurial explique en bonne partie la structure administrative actuelle et l’héritage de ce passé se reflète toujours dans le charme de la région.

Le réel développement du territoire débute en 1672 avec la mise en place de quatre autres seigneuries qui s’ajoutent à celle de Sainte-Croix (1637). Ces seigneuries, situées en bordure du fleuve, vont donner naissance aux premières paroisses : Saint-Louis-de-Lotbinière, Saint-Antoine-de-Tilly et Sainte-Croix.

Deux axes majeurs permirent le développement et l’organisation du territoire de la MRC. C’est par le fleuve Saint-Laurent que s’est amorcée la colonisation des terres riveraines en plus de servir au transport et à la pêche, devenant un pôle majeur de l’activité économique. Pendant près de 100 ans (1700 à 1800), l’absence de voies de pénétration limita le peuplement sur le territoire. Une grande partie du territoire était d’ailleurs moins propice au développement en raison de nombreux marécages et savanes rendant difficile la circulation.

L’une des premières voies de communication d’importance fut le chemin Craig et son prolongement, le rang Gosford, aujourd’hui la route 269, qui donna accès à la partie sud du comté. Une immigration constituée majoritairement d’Irlandais s’installe dans les villages de Sainte-Agathe-de-Lotbinière et de Saint-Patrice-de-Beaurivage (fin 1800).

L’organisation du réseau ferroviaire à travers le territoire avec la ligne Lévis-Richmond en 1854 puis l’Intercolonial en 1895, permet la naissance de nouvelles localités dont Saint-Flavien, Saint-Apollinaire et Saint-Agapit. Le peuplement de Lotbinière aura donc duré plus de deux siècles.

Lotbinière aujourd’hui

Aujourd’hui, la MRC de Lotbinière regroupe 18 municipalités rurales ayant une superficie totale de 1 663 km². En 2023, la population totale était de 34 553 personnes, variant de 893 personnes pour la plus petite municipalité à 7 813 personnes pour la plus populeuse. 

Le territoire est diversifié, allant de la rive du Saint-Laurent au piedmont des Appalaches en passant par les plaines agricoles. La route panoramique 132, maintenant devenue depuis 2011 la Route des Navigateurs, révèle une beauté patrimoniale et des points de vue splendides sur le fleuve Saint-Laurent. Notons aussi la présence de la Route verte 1 et 3 et du sentier Trans-Canadien. 

Au plan économique, l’agriculture occupe une place importante dans la MRC. La production laitière est, de loin, au premier rang des activités agricoles. Mentionnons également l’élevage du porc, la culture des céréales de même qu’une importante culture en serre. L’espace agricole représente une superficie importante dans le territoire de la MRC. Plus de 90 % de la région est actuellement sous l’application de la Loi provinciale sur la protection du territoire et des activités agricoles du Québec (LPTAAQ). Certains villages sont plus industrialisés que d’autres et les activités commerciales importantes sont concentrées entre trois ou quatre villages.

La MRC de Lotbinière est reconnue en Chaudière-Appalaches pour son offre agroalimentaire et ses produits locaux de qualité. Les possibilités sont nombreuses avec entre autres la cueillette de petits fruits et de pommes, le foie gras de canard de Barbarie, le fromage Gouda, le cidre de glace et bien d’autres. L’agrotourisme y est à son meilleur! Lotbinière a la chance de compter une table renommée qui met merveilleusement bien en valeur la richesse agroalimentaire de la région.

Site Internet de la région de Lotbinière   Goûtez Lotbinière

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