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Est-ce qu’il y aura une épicerie à Sainte-Croix?

Mot du maire 9 juillet 2026

Période de questions

C’est la question que tout le monde se pose depuis un an et que vous me posez abondamment : est-ce qu’il y aura une épicerie à Sainte-Croix?

Soyez assurés que je comprends et partage totalement votre souhait de voir ouvrir une nouvelle épicerie à Sainte-Croix. C’est pourquoi dès l’annonce de la fermeture du Metro nous avons fait de cet enjeu LA priorité et multiplié les démarches en ce sens.

Le projet avance et nous sommes confiants d’atteindre notre objectif prochainement. Toutefois, cette situation a malheureusement ouvert la porte à certaines tergiversations et interrogations, alimentées souvent par des commentaires et allusions non fondés.

Aujourd’hui, je souhaite vous donner l’heure juste en répondant en toute transparence à ces questions :

1. Est-ce que la Municipalité a signé des promesses d’achat pour des terrains dans le cadre d’un possible projet commercial?

Oui, la Municipalité a signé des promesses d’achat conditionnelles avec quatre propriétaires pour l’acquisition de sept terrains sur la rue Laurier.

2. Pourquoi ces promesses d’achat n’ont-elles pas été discutées lors d’une séance du Conseil?

Il s’agit de promesses d’achat conditionnelles, notamment à l’approbation du Conseil municipal. Cela signifie que les membres du Conseil doivent adopter une résolution afin d’autoriser l’exécution d’une promesse d’achat. Seul le Conseil a le pouvoir d’approuver l’acquisition ou la vente d’un immeuble. En conséquence, ces points seront discutés en séance publique lorsque les membres du Conseil seront en accord pour autoriser les transactions.

3. Pourquoi des travaux de forage ont-ils été réalisés sur ces terrains?

La Municipalité a mandaté une firme spécialisée pour réaliser une étude géotechnique et une caractérisation environnementale sur les terrains visés. Il s’agit d’une bonne pratique avant de procéder à l’acquisition d’un immeuble afin notamment de confirmer la capacité portante du sol et l’absence de contamination des lieux. La Municipalité est en attente des résultats de ces analyses.

4. Pourquoi aucune annonce n’a-t-elle encore été effectuée à ce jour alors qu’il y a des rumeurs depuis plusieurs mois sur l’ouverture d’une épicerie?

Le secteur de l’alimentation est complexe et comprend principalement quelques grandes entreprises qui contrôlent largement le marché. La première étape consiste à intéresser une chaîne d’alimentation, ce qui n’est pas aussi simple que certains peuvent le croire. Ensuite, les étapes avant d’arriver à une annonce sont nombreuses : étude de marché, identification d’un site, recherche d’un franchisé, acquisition des terrains, négociation d’un bail et encore. De plus, il faut être conscient de la réalité de notre marché local. Aujourd’hui, ouvrir une épicerie digne de ce nom nécessite des investissements de plusieurs millions de dollars et la rentabilité demeure un enjeu, particulièrement pour les premières années au cours desquelles il faut être prêt à supporter des déficits. Il s’agit donc d’un long processus et rien n’est encore gagné.

5. Pourquoi construire un complexe commercial et pas seulement une épicerie?

Cette décision n’appartient pas à la Municipalité. Cependant, on remarque cette tendance de regrouper au même endroit plusieurs commerces de proximité autour d’une épicerie afin de profiter de l’achalandage et de l’effet de synergie. Chose certaine, l’ouverture de nouveaux commerces est un souhait de la Municipalité et serait bénéfique pour les citoyens.

6. Pourquoi acheter des terrains sur la rue Laurier alors que le bâtiment de l’ancienne épicerie est vacant sur la rue Principale?

Après la fermeture de l’épicerie, l’immeuble a été repris par la société Metro Québec Immobilier inc. Depuis, la Municipalité a enregistré un droit de préemption sur l’immeuble. Toutefois, le propriétaire ne semble avoir aucun intérêt à se départir de cet actif, surtout si c’est pour favoriser un concurrent. Par ailleurs, l’immeuble nécessite des investissements majeurs. De plus, tous les experts rencontrés sont catégoriques voulant que le potentiel commercial de la rue Laurier soit nettement supérieur à long terme. C’est pourquoi ce secteur a été identifié dès le départ par la chaîne d’alimentation impliquée.

7. Est-ce que la Municipalité serait propriétaire du bâtiment commercial?

Non, la Municipalité ne sera pas propriétaire d’un potentiel bâtiment commercial. Par contre, comme pour tout immeuble, la Municipalité percevrait des revenus de taxation.

8. Pourquoi la Municipalité achète-t-elle des terrains si elle ne veut pas être propriétaire du bâtiment commercial?

La Municipalité a conclu des promesses d’achat afin de sécuriser le site identifié par une entreprise d’alimentation intéressée à ouvrir une épicerie à cet endroit. L’objectif de la Municipalité est de revendre les terrains ou de céder les promesses d’achat aux investisseurs intéressés, qui eux seront propriétaires du bâtiment et responsables de sa construction.

9. Pourquoi les promesses d’achat n’ont-elles pas été signées par le promoteur plutôt que la Municipalité?

Cette démarche proactive vise à accélérer le processus tout en démontrant à l’entreprise d’alimentation intéressée la volonté réelle de la Municipalité de favoriser la concrétisation de ce projet. De plus, la Municipalité a décidé de s’impliquer dans la signature de promesses d’achat afin d’éviter une situation de surenchère qui aurait pu nuire à la réalisation du projet en faisant augmenter les coûts de celui-ci.

10. Pourquoi la Municipalité n’a-t-elle pas communiqué plus tôt publiquement des informations sur ce projet?

Tout d’abord, pour éviter une situation de surenchère, comme mentionné précédemment. Les promesses d’achat contiennent d’ailleurs des clauses de confidentialité afin de ne pas nuire aux négociations. Encore à ce jour, aucune décision formelle n’a été prise par la Municipalité quant à l’acquisition des terrains. Des négociations sont toujours en cours afin de permettre la réalisation du projet et transmettre des informations publiquement pourrait nuire à celui-ci.

11. Quels sont les commerces qui pourraient s’établir dans ce nouveau bâtiment?

Il s’agit d’un projet privé et cette décision revient aux propriétaires. Leur objectif semble de vouloir regrouper des commerces de proximité afin de créer une synergie entre eux et bénéficier de l’effet d’achalandage.

12. Est-ce que la succursale de la SAQ déménagera dans ce nouveau bâtiment?

Cette décision revient à la SAQ et la Municipalité n’est pas concernée. Cela dit, nul doute que l’ouverture d’une épicerie est grandement souhaitable afin d’assurer la présence de la succursale de la SAQ à Sainte-Croix à long terme.

13. Est-il possible que ce projet inclue une pharmacie?

Encore une fois, il s’agit d’un projet privé et cette décision revient aux propriétaires. Il est fréquent de voir une pharmacie s’établir à proximité d’une épicerie. Les chaînes d’alimentation et de pharmacie sont étroitement liées.

14. Est-ce que la Coopérative de santé du nord de Lotbinière pourrait déménager dans ce nouveau bâtiment?

Cette décision revient au conseil d’administration de la Coopérative de santé du nord de Lotbinière. Cette dernière s’installera dans ses nouveaux locaux à la fin juillet et son bail de location est d’une durée initiale de deux ans.

15. Est-ce que monsieur Stéphane Huot est consultant de la Municipalité?

Aucunement. Monsieur Huot n’est pas consultant de la Municipalité. Il n’existe aucun lien contractuel entre la Municipalité et monsieur Huot. De plus, monsieur Huot n’est pas l’investisseur impliqué dans ce possible projet commercial. Néanmoins, je tiens à souligner que monsieur Huot a contribué bénévolement à faire avancer ce projet en mettant à profit ses contacts et son expertise.

16. Comment procède la Municipalité pour la vente de terrains?

Selon la demande, la Municipalité analyse les offres qu’elle reçoit afin de conclure l’entente la plus avantageuse pour ses citoyens en fonction de la qualité et des retombées anticipées du projet. La Municipalité cherche à favoriser une rotation des acheteurs afin de maximiser le nombre de promoteurs présents sur son territoire dans le but de stimuler la concurrence et le développement.

Par ailleurs, au besoin, la Municipalité peut procéder à un appel de proposition pour la vente de terrain, comme elle l’a fait pour la vente du terrain de l’ancien dépanneur sur la rue Principale. Chaque investisseur est alors libre de présenter un projet et une offre. Rappelons que la Municipalité avait alors reçu une seule proposition. Actuellement, la Municipalité détient un seul terrain commercial disponible et pour lequel elle est ouverte à recevoir des offres.

17. Est-ce que les terrains des projets La Rive et La Croisée ont été vendus par la Municipalité?

Non, les terrains des projets résidentiels La Rive (ancienne école d’agriculture) et La Croisée (prolongement de la rue Barbin) appartenaient à un propriétaire privé de Sainte-Croix qui a décidé de les vendre à un promoteur privé. Il s’agit de la même situation pour les terrains en vente depuis plusieurs années sur la rue Marcel-Faucher qui ont tous trouvé preneur au cours des derniers mois.

18. Pourquoi la Municipalité n’agit-elle pas comme promoteur des projets de développement résidentiel?

Pour une Municipalité, il est nettement plus avantageux que des promoteurs privés prennent en charge les projets de développement résidentiel. Nous avons l’opportunité à Sainte-Croix de compter actuellement sur la présence de plusieurs promoteurs résidentiels sur notre territoire. Ce qui n’était pas le cas avant. De cette façon, la gestion des risques, la réalisation des travaux, la promotion et les coûts de financement sont assumés en totalité par les promoteurs privés. Il s’agit d’économies de temps et d’argent importantes pour la Municipalité qui profite de la concurrence et de la diversité du marché. Je vous rappelle que la Municipalité a délivré un nombre record de permis de construction au cours des deux dernières années.

19. Pourquoi répondre à ces questions aujourd’hui?

Depuis notre première élection en 2021, nous avons mis tout en place pour favoriser des communications proactives et transparentes avec les citoyens, notamment par la diffusion en direct des séances du conseil et la mise en place d’outils de communication modernes et efficaces. Il peut arriver cependant que certains dossiers, comme celui de l’épicerie, nécessitent une certaine prudence et retenue afin de ne pas nuire justement au projet.

En toute honnêteté, certains commentaires formulés à tort et à travers au cours des dernières semaines par certaines personnes, qui ne sont pas représentatives de la majorité, j’en demeure convaincu, sont devenus lourds à supporter pour les membres du conseil, qui, je vous l’assure, font tout en leur possible pour favoriser l’ouverture d’une épicerie à Sainte-Croix. Nous espérons donc que ces réponses à ces questions permettront de remettre les pendules à l’heure et de vous rassurer quant au projet en cours.

20. Est-ce qu’une épicerie ouvrira à Sainte-Croix ?

On revient en terminant à la question de départ.

En date d’aujourd’hui, je suis incapable de vous confirmer ou annoncer l’ouverture d’une épicerie à Sainte-Croix. Je peux toutefois vous assurer que nous travaillons sans relâche pour réussir et nous sommes confiants plus que jamais d’y parvenir…

Bon été!

Stéphane Dion
Maire

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